La Tatiana
Genève toujours plus gaspilleuse

Je me réfère à l’article de la TDG du mardi 7 juin 2011 concernant la “Genève toujours plus vorace”. Il est dit dans cet article que la consommation d’électricité a augmenté de 32% en vingt ans.

Eh bien, en bonne mère que je crois être, depuis 20 ans je me bats avec mes enfants  pour qu’ils éteignent la lumière quand ils quittent une pièce, pour qu’ils arrêtent leur ordinateur quand ils ne l’utilisent pas pendant 24 heures, pour qu’ils ………Même si il est vrai et comme ils me le répètent souvent, que la consommation du stand by n’est pas énorme, multipliée par la population genevoise elle le devient.

Alors au vue de mon échec qui n’est sans doute pas universel mais qui en toute modestie ne doit pas être isolé, je me demande comment changer les habitudes et la mentalité de nos petits et grands genevois.

Et si nous imaginions qu’au sein de notre école cantonale obligatoire; et comme d’après le syndicat des enseignants on ne sait pas encore que faire le mercredi matin; on ne proposait pas à nos chères têtes blondes “en option”, comme c’est la mode ou en temps de travail obligatoire, des cours expliquant les notions d’Environnement et de développement durables. Un enseignement sur l’utilisation “raisonnable” des énergies et leur conséquence sur l’environnement. En bref: comment ne pas gaspiller l’énergie! 

Peut-être qu’ainsi, avec l’aide de tous on arriverait à former une descendance de “non gaspilleurs” et préparer ainsi les générations futures à vivre dans le respect et la modération de la dépense d’énergie. 

Car n’oublions pas que désormais en Suisse le Nucléaire est passé à la trappe!   

la logique des assurances

Parfois je me demande pourquoi je paye ces sommes folles en assurances “Santé”.

En effet, je souffre du dos depuis environ deux ans et je cours de spécialistes en examens sophistiqués et couteux. Tout essayé: des appareils les plus impressionants aux médicaments les plus acidifiants.                     

Mon médecin traîtant que j’adore, mon rhumatologue (le meilleur de la ville dont la salle d’attente ne désemplit pas de patients qui ont le double de mon âge) et même mon dentiste m’affirment avec grande conviction:

Vous avez de l’arthrose, à votre âge, c’est normal et cela peut être très douloureux!

Non, je n’ai pas d’arthrose dans le dos! Ma mère est pleine d’arthrose et ne souffre pas. J’ai des douleurs épouvantables qui ne font pas crcrcr  comme quand je tourne la nuque (le jeu d’osselets vous connaissez?), là,Oui, j’ai de l’arthrose!

Combien ai-je dépensé en piqûres de cortisones pour soulager mes maux? en IRM clostrophobiques? en rendez-vous d’urgences chez le rhumatologue pour l’entendre me dire “musclez-vous” alors qu’à 48 ans, je suis plus sportive et plus musclée que les copines de ma fille…? et toutes ces sommes folles remboursées par mon assurance maladie.

Eh bien aujourd’hui je n’ai presque plus mal mais certainement pas grâce à tout cet argent gaspillé par des caisses peu scrupuleuses. Grâce à mon ostéopathe qui désormais tient une place indétrônable dans ma vie.  

Eh oui, une osthéo, qui m’a dit un jour: “Tatiana, vous avez le bassin déplacé…”

“Ah bon, aucun de mes spécialistes ne l’a remarqué sur les radios!?”

En effet, après six séances de manipulation et de traîtement mystérieux, me voilà revivre, rire et à nouveau pleine de dynamique constructive.      

Mais le hic de l’histoire est que la logique des assurances veut que cette praticienne hyper professionnelle, la seule qui a réussi à soulager mon cas désespéré, ne soit pas remboursée par ma caisse ni par ma complémentaire.

Donc, tout le coût est pour ma pomme et comme dit l’autre très justement “la santé n’a pas de prix”.                                                  

Enfin, ce qui me désole et me rassure à la fois est que non seulement dans dix ans je n’aurai pas dépensé le quart de ce qu’a dépensé ma caisse en deux ans de spécialistes…Mais en plus heureusement que je n’ai ps que le SMIC pour vivre!!!                                       

Louis Chedid

Il y a deux mois, j’écoutais la radio dans ma Mini grise “customisée” quand le speaker lance: “Pour gagner des billets du concert de Louis Chedid, c’est tout de suite au numéro……”

Je me souviens alors de “Moteur…” et sans réfléchir je saute sur mon portable enfoui tout au fond d’ une des poches trouées de mon sac. J”appelle… occupé, je rappelle….disque, je rerapelle….occupé….Bon, dernière tentative car de toute façon Louis Chedid…bof bof…..Surprise, une vois virile me répond et me dit sur un air de dépit: “Ya plus de billets, c’est trop tard”. Alors moi un peu !!!!!! je lui fais part de mes nombreux essais infructueux en gémissant. Pris de compassion,  et certainement empli de mauvaise conscience, il me lance tel un héros: “Allez, je vous en offre un, c’est bien parce que c’est vous…!” Perso, sans avoir peur du ridicule je le remercie chaleureusement en insistant sur sa bonté.

Le soir du concert, fine pimponnée et accompagnée de mon double: le hall de la salle est vide, les rideaux sont tirés, tout est noir et nous sommes les seuls couillons à regarder à travers la vitre si il y a âme qui vive, un message quelque part, une preuve de raté ou une lueur d’espoir……Le néant! Nous repartons alors  bredouilles mais non sans un arrêt “vin blanc fruité” au bar d’à côté.

Le landemain, curieuse de cette infortune, je trouve livré discrètement sur un site internet inconnu de ma personne, la mention “concert reporté au …..mars.”Evidemment!” se moque de moi ma copine Corinne: “Chedid c’est has been, ringard, moi je ne vais plus aux concerts de viocs”.

Nous revoici le rejour du concert,  mais en mars et de nouveau avec mon double. Cette fois, les néons aveuglants illuminent l’entrée, le rideau est tiré et le hall est animé. …..One FM, ne s’est pas fichu de nous: 2 places au milieu, 7 ème rang. Comme la salle est remplie au trois quart, les placeurs nous demandent gentiment de nous rassembler autour de la scène: sûrement pris de panics par la moyenne d’âge de vieux chnocs qu’ils n’imaginent pas danser, ils espèrent créer une pseudo ambiance autour de la scène et éviter une déprime des musiciens. Les têtes se tournent et se retournent, scrutent les cheveux gris et épars. Les visages semblent inquiets et tout le public sans exception a un point d’interrogation sur la tête…..?

Les lumières s’éteignent et le vieux ringard accompagné de sa jeune troupe apparaît. Les mélodies commencent, les chansons et les rythmes s’enchaînent devant un écran reflétant la vie du musicien, projetant des dessins colorés et fantastiques et des histoires magiquement graphiques. Discrètement les chevelures commencent à dodeliner, les voix chantantes se révèlent, les mains ridées se démobilisent et même certains corps osent un déhanchement. Puis, ravis par cette voix étonnament juste, douce et claire, stimulés par ces effets de guitares, tous se lèvent chantent à tue tête, se dandinent avec rythme, gesticulent les mains et ceci deux heures durant.

A la sortie, les mines sont aux anges: ” Quel concert!…Vraiment sympathique!… quelle expérience! Ce vieux has been, quel dynamisme!…

Et comme dirait l’autre: ” C’est avec les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes!”   

Time Square

Entre angoisse et volupté

                                                                               

  Alors que la terreur règne

Que l’angoisse d’un chaos domine

Et que les grands de la ville s’entretiennent

                                                             

  Les lumières dans la nuit étincellent

Les enseignes de milles feux s’illuminent 

Et les tentations humaines se révèlent

               

  Pendant que la guerre sournoisement se construit 

Que l’Orient de l’Occident se rit 

Et que les puissants de ce monde délibèrent

 

  Les couleurs dans le ciel scintillent

Les « buildings » de leurs milles feux brillent  

Et les quidams dans la luxure se délectent

 

 Les enseignes  offrent un spectacle magique

À ceux qui goûtent aux plaisirs ludiques

De cet univers virtuel et superficiel

 

  Et afin de ne pas offrir une fin tragique

À ces délices joyeux mais pathétiques

Les élus tentent fermement mais en vain

De raisonner ceux qui de Vertu ont faim

 

  Mais le diable a déjà  accompli son dessein

La cité par le mal s’est éteinte

La terreur a suppléé à l’allégresse

Et  le feu désormais progresse                             

 

Genève

les parasites

L’autre soir, lors de l’Assemblée Générale d’une association sportive “de taille”, dans laquelle je siège, une personne bien tapie au fond de la salle a lancé discrètement mais sûrement la réflexion suivante:

“Le comité demande une augmentation des cotasitions des membres pour aller se taper des geuletons au bistrot, c’est gonflé quand même!”

En dehors du fait que la personne en question, membre elle-aussi d’une association bénévole, rappelait à l’assemblée que son expérience était universelle, elle s’immisciait surtout dans le débat tel un parasite qui cherche à nuire….

 Un parasite me direz-vous est plus communément un petit organisme vivant, une petite bestiole microscopique qui puise les substances vitales d’un “hôte”, comme le mildiou qui ronge la vigne ou le pou qui suce le sang des mammifères.

Absolument! mais voyez-vous, les parasites sont aussi ces micro-organismes géants, insignifiants, insidieux et envahissants qui participent à des soirées “en vue”, à des débats publics ou à d’ autres événements ”officiels” et qui, en posant des questions sournoises, en proposant des actions basiques ou encore en émettant des remarques primaires tentent de prouver  d’abord à eux-même et ensuite au reste du monde, qu’ils existent. 

Genève